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La France retrouve la confiance des investisseurs américains

La 22e édition du baromètre AmCham-Bain révèle en effet un important rebond de l’optimisme des investisseurs américains en France en 2021.

La France retrouve la confiance des investisseurs américains


Jeudi 17 février 2022, l’American Chamber of Commerce in France AmCham – a publié la 22e édition de son baromètre du moral des investisseurs américains en France.

 

Initié par l’AmCham en 1995 et réalisé annuellement avec l’appui du cabinet Bain & Company depuis 1999, ce baromètre a pour objectif d’évaluer la perception que les investisseurs américains ont de l’économie française, mais aussi de comprendre quelles sont les forces et les faiblesses de la France et de ses territoires en matière d’attraction d’investissements étrangers.

 

Fondée sur une enquête réalisée auprès de 121 représentants de filiales d’entreprises américaines implantées dans l’Hexagone, cette édition 2022 du baromètre AmCham-Bain révèle un important rebond de l’optimisme des investisseurs américains en 2021, après un léger recul en 2020 dans le contexte de la crise sanitaire.

Des perspectives économiques de nouveau positives après la crise

74% des investisseurs américains anticipent une évolution positive du contexte économique en France, contre 39% en 2020. Seuls 2% anticipent au contraire une évolution négative, contre 23% en 2020. Un optimisme qui pourrait se traduire par des créations d’emplois dans les prochaines années : 51% des répondants estiment que leurs effectifs en France augmenteront dans les années à venir, soit autant qu’en 2019.

 

59% des entreprises américaines représentées ont d’ailleurs retrouvé un niveau d’activité équivalent à l’avant crise. Elles font une lecture globalement positive des mesures de soutien aux entreprises mises en place par les pouvoirs publics français en réponse à la crise : 82% des répondants les jugent au moins aussi compétitives que celles des autres pays d'Europe.

 

Plus généralement, les réformes conduites par le gouvernement sont plébiscitées par les investisseurs américains, en particulier en matière d'investissements directs étrangers (84% de perception positive). 

 

Les élections présidentielles de 2022 font en revanche craindre une non-poursuite des réformes à 56% des répondants, même si la majorité estime que leurs résultats n'auraient pas d'impact sur les stratégies d'investissements de leurs entreprises respectives. La hausse de l'inflation et le niveau record de la dette publique sont deux autres sujets d'inquiétude.

La France conforte son attractivité grâce à ses atouts

Le niveau d’avant crise est également retrouvé en ce qui concerne l’attractivité de la France : comme en 2019, 64% des répondants jugent la perception du pays par leur maison-mère bonne ou excellente, contre 48% en 2020.

 

Les principales forces de l’Hexagone demeurent son environnement culturel (80% des répondants estiment qu’il s’agit d’un point fort de la France par rapport aux autres pays européens), sa situation géographique (79%) et sa qualité de vie (75%).

 

81% des répondants ont également une perception positive ou très positive de l’écosystème d’innovation français, notamment grâce à la qualification de la main d’œuvre (ingénieurs, développeurs, etc.) et, dans une moindre mesure, au soutien de l’Etat.

 

La France conserve toutefois ses points faibles historiques, à commencer par la complexité administrative (notamment concernant les procédures de licenciement), et le coût de la main d’œuvre (notamment en lien avec celui des procédures de licenciement).

Quels critères de localisation au niveau régional ?

En ce qui concerne la répartition géographique des entreprises américaines en France, 80% de celles représentées ont au moins une implantation en Île-de-France. Viennent ensuite les régions Hauts-de-France (21%), Grand Est (19%), Auvergne-Rhône-Alpes (17%) et Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur (16%).

 

Interrogés sur les facteurs ayant le plus pesé dans la décision d'implantation de leur entreprise dans telle ou telle région française, les répondants ont notamment plébiscité la localisation géographique (65%), la qualité des infrastructures (33%), le dynamisme économique (31%) et la qualification/disponibilité de la main-d’œuvre (28%).

 

A noter que le poids relatif de ces facteurs diffère selon la région d'implantation de l'entreprise, mettant en avant les avantages comparatifs de ces dernières. Par exemple, les représentants d'entreprises américaines implantées en Île-de-France ont le plus plébiscité la localisation géographique (77%), la qualité des infrastructures (44%) et le dynamisme économique (40%) et des ceux entreprises américaines implantées dans le Grand Est la localisation géographique (57%), la qualification/disponibilité de la main-d’œuvre (43%) et la qualité des infrastructures (30%).

 

 

Clémence Binet